•  

     

     

    jardin.jpg

     

     

     

    Ancolhia, au jardin de l’enfance.

     

    Ancolhia ? Derrière ce pseudonyme floral, se dissimule une artiste des plus discrètes, des plus modestes, mais nullement dépourvu de talent loin s’en faut !

    Ancolhia dessine, peint, au rythme de son cœur de délicats sujets aquarellés révélant de délicieux paysages, ou portraits. Mais notre anonyme, excelle particulièrement dans ses thèmes animaliers où elle pousse la minutie vers le perfectionnisme. Les résultats sont surprenants d’authenticité et de qualité. Cependant, Ancolhia ressent le besoin de s’évader un peu de la rigueur et la discipline de composition. Alors elle se lance des défis de liberté en abordant des sujets plus informels, plus autonomes, où se retrouve tout un jeu d’entrelacs végétaux imaginaires, très bien élaborés aux nuances harmonieuses, autant que délicates, aux mouvements ondulatoires, mais toujours liées à une exigeante discipline graphique.

    A ce stade, Ancolhia laisse ses rêves en errance pour les enluminer avec plus de poésie, plus d’irréel. Nous pourrions songer parfois à des lettrines, une courbe peut devenir un oiseau de paradis, une feuille tressée peut évoquer toute la sensualité de la féminité.

    Gardez vous bien toutefois de dire à Ancolhia  que c’est beau, que son travail est joli, elle vous répondra en souriant : «  Mais non, je fais ça comme ça, pour m’amuser, pour passer le temps.../… »

    Alors, souhaitons qu’elle s’amuse et passe le temps encore longtemps comme ça, qu’elle continue à jongler avec ses rêves, car y renoncer, c’est capituler devant la vie.

    Mieux vaut comme Ancolhia, préserver précieusement le jardin de l’enfance.

     

    Michel Bénard

    critique d'Art

    chevalier des Arts et Lettres

    lauréat de l'Académie française   

     

     

     

     

          


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique